Ma Photo

« Mes cours à Sciences Po plébiscités ! | Accueil | Si vous avez un tank comme voiture, ne vous étonnez pas de la réaction agressive de ceux qui se sentent menacés ! »

jeudi 26 juin 2008

Demago sort de la cave et se rapproche du Nirvana

Demago_ogre_plumes_janvier2008 Il y a quelques mois, on avait découvert les Demago dans une cave. Enfin presque. Il s'agissait du sous-sol du bar l'Ogre à Plumes, dans le quartier branché d'Oberkampf. Un chouette lieu. A l'époque, Demago se produisait en trio acoustique, Bleach et Maun aux guitares, accompagnés d'une violoncelliste. Ils avaient joué une dizaine de morceaux, ne laissant aucun répit aux spectateurs : dix chansons au cordeau, qui nous avaient presque tiré des larmes, tant par leur beauté que leur sensibilité. Maun, le chanteur, était lui-même visiblement très ému, ses textes révélant une cassure et des doutes en pagaille. Ne chantait-t-il pas « peut-être que Freud pourra m'aider » ou des envies d' « Hopital » ?

On les retrouve quelques mois plus tard, le 25 juin, à la Flèche d'or, là où ils ont tourné une partie de leur excellent clip « Respirez », nus sur scène. Désormais habillés et en quintet, le son s'est durci. Deux guitares électriques, une basse, une batterie et toujours l'indispensable violoncelle. Grâce à lui et à des rifs de guitare magnifiquement structurés, Demago atteint parfois des sons dignes d'un Led Zeppelin.

La salle est pleine et l'audience acquise à la cause démagogique. Ca hurle, ça gesticule, ça crie. Maun est transformé. Du gars complexé et à la limite du repli sur lui-même, il s'est mu en leader charismatique d'une salle qui n'attend qu'un maître pour la dompter. Tellement au fait de sa domination sur le public, il se permettra même de le prendre à rebrousse-poil, sans le perdre pour autant, avec un « Jo » triste à mourir et succédant à « la Finance », ce tube en puissance repris en choeur par les fans.

Entre deux morceaux, Maun se venge avec une spéciale dédicace contre celui qui a écrit une critique de leur album qui ne lui a pas plu (votre serviteur), revendiquant son écriture. Il a probablement bien raison, car sur scène, ses paroles prennent toute leur force. Et la musique suit. Sur « Hey doc », le premier single qui tourne en boucle sur plusieurs radios, Bleach se lance dans un solo de guitare des plus rock, à la limite du Hard, sans pour autant perdre le bon goût. Une bonne pêche dans la poire ! Ce soir, comme à l'Ogre à Plumes, Demago nous a encore collé des frissons. Merci à eux ! Seule petite frustration : qu'ils n'aient joué qu'une quarantaine de minutes. On en aurait bien repris.

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00e54f76c545883300e553f724c48834

Voici les sites qui parlent de Demago sort de la cave et se rapproche du Nirvana :

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.